KøbenhavnskeMedicinskeSelskaber_1772-1922
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beaucoup d’auteurs lui adressaient leur biographie avec leur production littéraire qui était examinée et discutée, puis on votait sur l’admission du postulant. La liste des membres correspondants montre qu’on n’admettait que les plus reputés. II y a un changement remarquable dans les sujets discutés å la Société dans les années qui suivent son cinquantenaire. En 1823 on commence la premiere enquete »sur la tubercuiose«, sans doute inspirée par les théories de Bayle et de Laénnec; plus tard on distribue des prix d’honneur, institués par le conseiller de justice F. Hegewisch å Kiel, pour des recherches physiologiques et on discuta des problémes sociaux, comme l’épidémie de choléra de 1831, qui se repandit en Alle- magne, et les précautions qu’il fallait organiser. En méme temps on n’oubliait pas les cas remarquables de la pratique: ainsi la premiere embryx>tomie, faite en Danemark en 1832, fut vivement discutée. Mais parmi quelques membres et surtout parmi les médecins établis en ville (qui avaient fondé une nouvelle société, la Philiatrie) un certain mécontentement regnait. On désirait que tout médecin, méme le non-gradué, devait pouvoir y étre admis et que la société devait renoncer å son ostracisme. La fondation de Christian VI n’existait plus; déjå en 1788 la pratique était devenue libre pour tous ceux, qui avaient passé leurs examens et la Société de Médecine semblait alors préconiser les docteurs, bien que le titre ne contint plus un droit. Des la fonda tion on avait admis quelques étudiants et quelques jeunes médecins aux séances, mais å des conditions faites plutot pour les éloigner. A présent on demandait plus de liberté et comme la Société ne voulait pas changer son reglement, les admis, les derniers élus se misent en greve et renoncérent å l’honneur d’assister aux séances. Cet étåt pénible dura quelques années et les jeunes gens trouvérent un fort appui dans la rédaction de la Gazette hebdomadaire des médecins (Ugeskrift for Læger), nouveau périodique, qui tournait l’ancienne société en ridicule. En méme temps la Philiatrie commentja å attirer l’attention du public par sa vive critique des ordonnances et des mesures de l’étåt et de la municipalité de Copenhague, et la Société de Médécine chercha å l’imiter en prenant pour sujets de quelques discussions des questions officielles d’actualité: l’organisation de la vaccination, les privilégues des apothicaires etc., mais sans grands résultats. Aussi il fut proposé å la Société de Médecine de s’unir avec la Philiatrie. En vérité une telle union était une chose tout å fait naturelle, car un grand nombre de médecins adhérait aux deux sociétés, et celles-ci avaient le méme but: la pro- pagation de la médecine scientifique. On vota sur la question et la décision fut négative. Les docteurs de l’ancienne école ne voulurent pas se rendre et la concur- rence entre les deux sociétés continua. La Société de Médecine, qui voyait claire- ment qu’il fallait faire quelque chose d’extraordinaire pour ne pas avoir le dessous dans cette lutte, constitua alors trois comités spéciaux: un de statistique médicale, un autre hygiénique et un médico-legal, pensant que le travail de ces comités serait un bon supplément aux conférences et aux discussions des séances. On ne s’y trompa point; pendant longtemps toute la vie de la Société resta dans les comités. Le comité de statistique, dirigé par C. Fenger , acquit une telle impor tance, qu’un médecin fut mis å la disposition du bureau statistique de l’étåt pour surveiller l’enregistrement des mariages, des naissances et des décés de méme que le dénombrement de la population. Le comité médico-legal s’occupa de
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