KøbenhavnskeMedicinskeSelskaber_1772-1922

273 tecteur des arts et des sciences, parcequ’il s’était fait nommer président de l’Aca- démie des Beaux-Arts å Copenhague et de la Société des Sciences å Drontheim. Les Statuts de notre Société spécifiaient que les membres étaient tenus d’assis- ter aux assemblées et qu’ils devaient, chacun å leur tour, apporter des articles qu’on lisait en séance pour plus tard les faire circuler parmi les membres, afin qu’ils pussent les censurer. II va sans dire que quand l’interét de la nouveauté fut disparu les membres essayérent de toute maniére de se soustraire å leurs devoirs, bien qu’ils fussent menacés d’une amende de 4 sous. Peu de membres assistaient aux réunions de la Société, néanmoins on faisait des progrés et, en 1774, on pouvait éditer le premier tome (Collectanea) des articles, lus dans les séances. Le nombre des adhérents n’était pas bien grand. En 1775, on comptait seule- ment 9 membres ordinaires, 15 correspondants et 8 honoraires, ces derniers étant les professeurs danois les plus connus. La méme année, on augmentait considé- rablement le nombre des membres honoraires, élisant les maitres de la clinique de Vienne. Par ces élections on voulait obtenir une certaine autorité å l’étranger. Pour la méme cause, on sollicita, en 1782, du roi le droit de s’appeller »royale«, titre qui s’obtint facilement et qui méme fut suivi d’un cadeau de 200 écus pris sur la cassette du souverain; cette somme fut longtemps la seule fortune de la compagnie. Le prestige de la société s’étant accru considérablement, de nombreux médecins étrangers postulérent pour le titre de membre correspondant. D’autres s’adressérent å la Société pour avoir des conseils dans des cas difficiles et le Pro- fesseur Tenon de Paris lui demanda des renseignements sur les hopitaux de Copenhague, quand l’Hotel-Dieu dut étre reconstruit aprés l’incendie de 1772. Les séances furent ajournées pendant l’attaque de Copenhague en 1801, mais peu aprés, en 1803, on élargit le cadre de la société en ajoutant la médecine théo- rique å la pratique. En méme temps on décida que, les sciences médicales étant intimement liées aux sciences naturelles, on noinmerait un certain nombre de naturalistes comme adhérents; en consequence quelques Communications furent faites sur des sujets d’histoire naturelle médicale. Le bombardement de Copenhague en 1807 plongea la société dans la misere. Une bombe étant tombée sur le meuble contenant les valeurs achétées avec les 200 écus, celles-ci furent brulées et on n’eut plus aucunes ressources. La Société s'adressa alors au roi Frederik VI, qui donna la méme somme que son prédéces- seur. Les 200 écus du roi ne suffisant pas, on exigea des membres une cotisation annuelle (antérieurement ils ne payérent que leur part des dépenses faites dans l’année); mais comme la misere tirait en longueur on sollicita une subvention du gouvernement, qui aprés plusieurs délibérations concéda 500 écus pour chacune des trois années suivantes. Malgré la situation économique misérable la Société contribua sérieusement å l’élévation nationale du pays; bientot elle abandonna le latin pour la langue danoise. Aprés quelques années pénibles elle avait regagné du prestige et les rapports å l’étranger s’étaient rétablis. La Société était favor- ablement connue partout, méme en Amérique, et les savants de Philadelphia en- voyérent pendant de nombreuses années de grandes collections de livres, dont elle disposa, pour le plus grand nombre, en faveur de la bibliothéque universitaire de Copenhague. Les richesses de celle-ci s’en accrurent considérablement. Comme il était alors de mode d’étre membre correspondant de la société Copenhagoise, 18

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